Ile aux trésors
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En montant les marches qui mènent à l'atelier
de Gaby Bourlier, la toute première fois
où je me suis rendu chez lui, je me souviens
du sourire poli mais amusé que j'affichais
en coin : comment un artiste autodidacte
perdu au milieu du bocage sarthois, dans
un village appelé Boëssé-le-Sec, pouvait-il
prétendre dessiner, et donc comprendre, de
vieux gréements ? Quand bien même l'artiste
en question, primé à maintes reprises, cachait,
derrière sa barbe poivre et sel, le caractère
bien trempé d'un vieux loup de mer ? Quand
bien même il m'expliquait avoir arpenté bien
des côtes, des quais, des pontons, son appareil
photo à la main, pour immortaliser le passage
d'une goélette ou l'épave agonisant aux confins
d'un estuaire ? Le Breton que je suis affichait
son scepticisme... Et le scepticisme d'un
Breton est souvent bien accroché. Ce fut
comme un coup de tabac, un gros, du genre
Cap Horn sous la tempête, et mes préjugés
se sont envolés. Se fier aux préjugés, c'est
risquer de passer à côté de pas mal de coffres
aux merveilles que l'on aurait mieux fait
d'ouvrir. En suivant Gaby dans son atelier,
j'ai compris que j'entrais dans un endroit
magique. Du genre île aux trésors, avec un
gros pluriel à « trésor ». Là, au milieu
de ces champs, de ces haies, de ces bois
endormis sous le soleil d'été, je sentais
le vent du large, j'entendais siffler les
haubans ! |
Devant un pastel ou une mine de plomb de
Gaby Bourlier, il faut
s'accrocher. Ça tangue.
Ça vibre. Ça respire. Les
vagues moutonnent
et les oiseaux piaillent.
La bruine et le
soleil vous hâlent la peau.
Le tonnerre gronde
et le vent vous pousse
dans le dos. Et surtout,
les bateaux ont une âme.
Ils mouillent, lèvent
l'ancre, craquent, virent,
fendent les eaux,
mettent le cap, et vous
racontent des histoires.
Un port breton, un océan
déchaîné, une mer
du Sud peut-être... A vous
d'imaginer. Plantez
-vous devant, ouvrez vos
écoutilles, écoutez
chanter leurs voiles, embarquez
pour des
ailleurs. Et tenez-vous
bien au bastingage,
car les tableaux de Gaby
Bourlier ne sont
pas faits pour les marins
d'eau douce.
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| Loïc Le Borgne, journaliste, écrivain |
Tapissier, Peintre-Décorateur de profession,
des aléas de santé importants
m'ont amenés
en 1995 à cesser toute
activité et à une
immobilité forcée. Pour
palier à cette situation
et m'occuper l'esprit et
les mains, j'ai
essayé, alors, de mettre
en pratique le goût
que j'avais pour le dessin
et que je n'avais
jamais exploité. Ma passion
pour la mer et
la navigation, que je pratiquais,
m'ont naturellement
porté à dessiner des «
Marines » : voiliers,
bateaux de pêche, détails
de cordages, vieux
gréements, petits ports,
couchers de soleil,
etc... En fait, tout ce
que je vois et qui
m'apporte une émotion particulière,
et tout
ceci proche de nous puisque
mes sujets de
prédilection sont particulièrement
les côtes
de l'Ouest, réalisés en
mine de plomb, sépia
et pastel sec. Cette activité
artistique
m'a soustrait au stress
de mes problèmes
de santé et a largement
contribué à son amélioration.
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Poussé par mon entourage, j'ai commencé en
1998 à pariciper à quelques
expositions où
la qualité de mes dessins
a été reconnue
et j'ai depuis lors obtenu
quelques récompenses
: à Saint-Nazaire, La Baule,
Blois, Mer(41),
Azay le Rideau, Saint-Calais(72),
Parigné
L'Evêque(72), Bueil en
Touraine(37), La Suze(72).....
De plus les années 2005,
2006 et 2007 ont
vu la consécration de mes
efforts.
D'abord en 2005, après une sélection rigoureuse,
mon oeuvre « Dundees au Mouillage » fut exposée
au Salon de la Marine à Paris.
En Septembre 2006 au Salon National d'Art
de Rambouillet, je reçois le Prix « Claude
Peninque » Député Suppléant des Yvelines.
Après sélection, ma participation en Décembre
2006 au Salon de la Société Nationale des
Beaux Arts, au Carrousel du Louvre, fut suivie
de ma Nomination au titre de Membre associé
de la Société Nationale des Beaux Arts en
date du 6 Mars 2007.
En Mai 2007, j'obtiens le Grand Prix de Pastel
du Salon de l'Ecole de La Loire-Académie
Internationale, au Château de Beauregard.
Pour conclure l'année 2007
et sur nouvelle
sélection, mon tableau
« Cimetière de Bateaux
Camaret » est retenu pour
participer au Salon
de la Marine 2007, au Musée
de la Marine
à Paris, et une autre de
mes oeuvres est
également sélectionnée
pour exposition au
Salon 2007 de la Société
Nationale des Beaux
Arts au Carrousel du Louvre
du 13 au 17/12/2007.
Lors de ma 1ère exposition de l'année 2008,
au salon de l'Académie Internationale de
l'Ecole de la Loire, au château de Beauregard,
j'ai reçu des mains de Mr Marcel de Villemoisson
le diplôme VERMEIL décerné par la Société
France Monde Culture. |
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